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Un groupe sur la politique. Pour faire de la politique autrement.
Je suis Secrétaire National du parti politique - Aujourd'hui, Autrement, présidé par mon très cher ami Jean-Luc Romero.
Lors du comité politique du 25 septembre 2006, Christophe Bénazeth-Guillamon, militant de la première heure, a été désigné pour être le nouveau secrétaire national de Aujourd'hui, Autrement, chargé de la région Sud-Ouest.
A 34 ans, ce natif de Béziers a une longue expérience de l'action sociale. Bénévole à la Banque alimentaire, il travaille au sein du Centre communal d'action sociale de Béziers où il est chargé du maintien à domicile, venant ainsi en aide aux personnes âgées ou en situation de handicap (aides ménagères, télé alarme, portage de repas à domicile, petit dépannage, ...).
La vie n'a pas été tendre avec Christophe. Au décès de son père en 1994, il a élevé son frère et sa s--ur, alors mineurs. L'un est devenu policier, l'autre militaire, dans l'arme du Génie. Ils sont aujourd'hui sa grande fierté.
Le président de Aujourd'hui, Autrement compte beaucoup sur le dynamisme et la gentillesse de notre nouveau secrétaire national pour développer la vie militante de cette grande région Sud-Ouest, qui comprend les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.
Christophe Bénazeth-Guillamon - 34 ans, né à Béziers, Béziers (Hérault) - est secrétaire national de Aujourd'hui, Autrement, chargé de la région Sud-Ouest.
Titulaire d'un BTS de gestion et comptabilité sur informatique passé à Montpellier, il travaille au sein du centre communal d'action sociale de la ville de Béziers où il assiste les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Il est également journaliste indépendant et attaché de presse d'écrivains.
Militant & adhérent à Aujourd'hui, Autrement (dont j'en suis le Secrétaire National), l'UMP, à ELCS (Elus Locaux Contre le Sida), à l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) et à Familles de France (dont j'en suis le Secrétaire Général Adjoint). Bénévole auprès du Secours Populaire et des Restos du Coeur & de la Banque Alimentaire.
Note ci-dessous rédigée par mon très cher ami Jean-Luc Romero
Président des " Elus Locaux Contre le Sida "
à lire sur www.romero-blog.fr et www.myspace.com/jl_romero
Note rédigée par mon ami Jean-Luc Romero
Lettre à Nicolas Sarkozy , Président de tous les Français… séropositifs compris
Monsieur le Président de la République ,
Je crois savoir que le style épistolaire vous plaît. Permettez-moi donc de vous adresser cette lettre , monsieur le Président , président de tous les Français , séropositifs compris. Aujourd’hui , j’ai l’impression que l’on nous oublie un peu. Pourtant , c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Journée de mobilisation et de revendications. Journée de combat. Journée de colère. Mais aussi Journée de tristesse. Quel autre sentiment éprouver quand on pense aux 5.700 vies que le sida emportera aujourd’hui ?
Je ne voudrais pas passer pour un râleur un peu effronté - c’est la saison des contestations -
mais , moi aussi , j’ai des revendications. Pour me faire entendre , je ne peux pas faire grève : grève des traitements ? Cela serait courir au suicide , moi qui suis séropositif depuis plus de 20 ans et alors que , je ne cesse de le rappeler , le sida reste une maladie obstinément mortelle.
Alors je vous écris. Je vous écris pour vous dire que ma vie n’est pas bien rose , que la vie d’un séropositif ressemble plus à de la survie. J’entends dire que le sida serait devenu une simple maladie chronique , qu’on pourrait même en guérir ! Mensonges. Mensonges meurtriers. Bien trop de mes amis sont partis pour que je puisse supporter de telles allégations , pour que je puisse entendre ces inepties. Alors oui , je vais , trait d’humeur assez français , râler.
Vous avez fait vôtre ce slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Quel que soit le positionnement politique de chacun , le pouvoir d’achat étant une priorité , cela peut être une solution tout à fait valable. Mais , pour une personne touchée par le VIH/sida , le maintien dans l’emploi est un vrai problème : comment gérer la fatigabilité , les effets secondaires des traitements , effets très lourds ? Les aménagements nécessaires sont clairement insuffisamment mis en --uvre. Parallèlement , 43% des personnes séropositives en âge de travailler n’ont pas d’activité professionnelle. Non pas qu’elles ne le veulent pas , bien sûr , mais elles ne le peuvent pas. En effet , si la personne ne supporte pas la charge de travail imposée à cause des effets secondaires des traitements , elle peut perdre l’allocation adulte handicapées (AAH) et donc se retrouver au RMI ce qui aurait évidemment des conséquences dramatiques sur la continuation des soins. Rappelons que 25% des séropositifs sont bénéficiaires de l’AAH. Le montant de cette aide , qui ne peut se cumuler avec un emploi : 621 euros. Moins que le seuil de pauvreté… Ne pourrait-on pas envisager une hausse de l’AAH à hauteur du SMIC pour garantir un minimum à des personnes qui , vous le savez , n’ont pas choisi d’être malades ? Ou ne faudrait-il pas garantir la réversibilité de l‘AAH ? Aujourd’hui , je sais que vous serez d’accord avec moi , monsieur le Président , pour dire qu’il faut sortir de la logique selon laquelle reprendre un travail serait un risque et pas une chance pour une personne séropositive.
Par ailleurs , vous avez déclaré que vous souhaitiez une France de propriétaires. C’est un rêve réalisable pour les séronégatifs , un rêve toujours inaccessible pour les séropositifs. En effet , l’accès à l’assurance et donc aux prêts pour les personnes touchées dépend d’un régime conventionnel. Il a été considérablement amélioré via la signature de la convention AREAS. Mais , comme en convenait récemment votre ministre de la santé , il reste beaucoup à faire pour assouplir les conditions d’octroi d’un prêt , vraiment beaucoup… Permettez-moi également cette remarque : 12% des personnes séropositives n’ont pas de logement personnel…
Dernière petite râlerie , si vous me le permettez , monsieur le Président. Dernièrement , je voulais me rendre aux Etats-Unis parce que , tout comme vous , j’aime sincèrement ce pays. Mais malheureusement , je n’en ai pas le droit , j’en suis banni à vie. N’allez pas croire que j’ai pu commettre quelques crimes ou délits qui me vaudraient cette peine à perpétuité. Non ! En fait , cette peine est complètement injuste : je suis séropositif et parce que je suis malade , je n’ai pas le droit de mettre un pied sur le territoire des Etats-Unis , tout comme 33 millions de personnes dans le monde. J’en viendrai presque , sans faire de l’anti-américanisme primaire , à regretter que nos ancêtres aient pu donner la Statue de la Liberté aux Etats-Unis ! C’est vrai , je pourrais choisir une autre destination mais , dans 12 autres pays dans le monde , je suis également interdit de déplacement pour cause de séropositivité. Globalement , dans la moitié des pays membres de l’ONU , je n’ai pas le droit de m’installer ou de séjourner plus de 3 mois. Monsieur le Président , même si la France n’est pas , et c’est tout à son honneur , concernée par cette scandaleuse restriction , je sais que votre sens de la justice ne peut qu’être heurté par une mesure totalement intolérable et que vous aurez à c--ur d’intervenir au niveau international pour la dénoncer.
Voilà , monsieur le Président. Etre séropositif , c’est dur et j’ai la forte impression que , quelques fois , on l’oublie. Etre séropositif , c’est être atteint d’une maladie dont on va mourir , c’est avoir un virus qui discrimine et précarise. C’est être plus coupable que malade. C’est pour cela que je fais appel à vous , monsieur le Président. Parce que je connais votre volonté de faire bouger les choses.
Ah oui ! Dernière chose : si vous avez lu avec attention cette lettre , ce que j’espère vivement , vous avez pris 5 minutes de votre temps. Pendant votre lecture , 20 personnes sont mortes du sida dans le monde…
Je vous prie de croire , monsieur le Président de la République , à l’expression de ma respectueuse considération.
Jean-Luc Romero
Président d’Elus Locaux Contre le Sida
Letter to Nicolas Sarkozy , President of all the French. Including the HIV Infected.
Mr President ,
I believe you like the epistolary style. Please allow me to send you this letter , Mr President , President of all the French , including the HIV infected. Today I feel a little left out. And yet it is the World Aids Prevention Day. A day of mobilization and of action. A day of fighting. A day of anger. But also a day of sadness. What else can one feel when one thinks of the 5700 lives Aids will be claiming today?
I would not like you to think that I am a somewhat insolent moaner- it is the season of confrontations-but I also have some demands. To be heard I cannot go on strike- stop treatment? That would be suicidal and I who have been HIV positive for the past 20 years keep repeating that Aids is an obstinately lethal disease.
So I am writing to you. I am writing to say that my life is not very bright , that the life of an HIV infected person is more like survival .I hear around me that Aids has become a simple chronic disease , that one can even get cured! Lies. Killer lies. Too many of my friends have gone , for me to bear such allegations , for me to hear such nonsense. So yes , I am going to moan , since it is a typically French attitude.
You have created a slogan ”Work more to earn more” Whatever our political stand might be , since the purchasing power is a priority for most , this could be a good solution.
However for an HIV infected person , keeping a job is a real problem: how to manage the weariness , the secondary effects of treatment which are very hard to bear ? The necessary adjustments have not been put into place. Simultaneously 43% of HIV infected people who have the age to work have no professional activity. Not because they do not want to work but because they can’t. Indeed , if the person cannot bear the work load due to secondary effects of treatment , he (she) might lose the handicapped adult allowance(AAH) and find himself (herself) unemployed and earning the minimum wage , which would have dramatic consequences on the follow-up of treatment. Let me remind you that 25% of HIV infected people benefit from AAH. This help , which cannot be added to a salary , amounts to 621 Euros. Less than the minimum wage…..Could one not imagine a AAH which would be as much as the minimum wage to guarantee a minimum to those who , as you know , have not chosen to be infected? Today I know that you would agree with me , Mr President , that we have to stop reasoning as if it is more of a risk than a chance for a HIV infected person to resume work.
On the other hand you declared that you wanted a France of owners. This is a dream that can be fulfilled by those who are not HIV infected. It remains unattainable for those who are infected. Indeed the access to insurance and therefore to loans for those who are infected depends on a conventional system. It has been considerably improved by the signing of the AREAS convention. But as your health minister recently said , there is a long way to go before the conditions for the granting of a loan are made more flexible , a really long way.. Please allow me to make this observation:12 % of HIV infected people have no place of their own to live in.
Last little complaint , if I may , Mr President. Not long ago I wanted to go to the United States because just like you , I love that country sincerely. But unfortunately I am not allowed to enter , I have been banished for life. Please do not think that I committed any crime or offence that would justify this lifelong sentence. NO! In actual fact , this sentence is totally unfair : I am Hiv infected and because of that , I am not allowed to set my foot on the US territory , just like 33 million people in this world. Without wanting to dwell on primary anti-americanism , I am nearly sorry that our ancestors have given the Statue of Liberty to the United States ! Of course I could choose some other destination but in 12 other countries in this world , I am not allowed to set my foot either because of my being HIV positive. Globally , in half of the UNO member states , I am not allowed to live or to reside for more than 3 months. Mr President , even if France –and this is something to be proud of- is not concerned by this scandalous restriction , I know that your sense of justice can only be upset by a totally intolerable measure and that you will feel compelled to denounce it internationally.
So , that’s it , Mr President. To be HIV infected is tough and I feel that one forgets it sometimes. To be HIV positive is to suffer from a disease from which one will die , it is to be bearer of a virus which discriminates and makes your life precarious. It is more like being guilty than like being ill. That is why I appeal to you , Mr President. Because I know you want to make things move.
Oh and yes , before I forget : if you have taken the time to read this letter , which I very much hope , you have taken five minutes of your time. While you were reading , 20 people died of Aids in the world…
Yours most sincerely
Jean-Luc ROMERO
President of “Elus locaux contre le Sida”
Carta al Presidente de la República de Francia
Sr. Nicolas Sarkozy
Señor Presidente ,
Pienso que a usted le gusta el estilo epistolar.
Permítame mandarle esta carta , señor Presidente , presidente de todos los franceses , seropositivos incluidos. Le diré que hoy siento que a los seropositivos se les olvida un poco. Y esto , cuando estamos por conmemorar el día Internacional de la lucha contra el sida.
Un día de movilización y de acción. Un día de lucha. Un día de ira. Pero también un día de gran tristeza. ¿Qué más puede sentir uno cuando piensa en los 5700 seres humanos que el SIDA se llevará durante el día de hoy?
De ninguna manera yo quisiera que Ud. pensara que yo soy un ser quejumbroso en estos momentos de confrontaciones. Para que me hagan caso , no tengo la intención de ponerme en huelga , de no seguir tomando mis tratamientos. Eso sería suicida , para mi que soy seropositivo desde hace más de 20 años y cuando no dejo un solo momento de recordar que el SIDA sigue siendo una enfermedad definitivamente mortal.
Entonces , decidí escribirle. Le escribo para dejarle saber que mi vida no es un paseo , que la vida de un seropositivo , finalmente , se limita a tratar de sobrevivir.
Oigo decir por allí que el SIDA se ha vuelto una simple enfermedad crónica , de la cual uno hasta se podría curar. Mentiras asesinas. Demasiados amigos míos se fueron para que yo soporte tales alegatos , para que yo pueda aguantar esas inepcias. Entonces sí , es cierto , a la manera muy francesa , voy a quejarme.
Ud. se ha apoderado del slogan: "trabajar más para ganar más". Sea cual sea la posición política de cada uno , el poder adquisitivo siendo una prioridad , esto podría ser una solución muy valedera. Pero , para una persona llevando el virus del SIDA , la continuidad en el empleo se vuelve un verdadero problema: como gerenciar la debilidad. Los efectos secundarios de los tratamientos , efectos por cierto muy pesados. Los arreglos necesarios han sido claramente olvidados. Paralelamente , 43% de los seropositivos en la edad laboral , no tienen ninguna actividad profesional. No porque no lo quieren , por cierto , sino porque , simplemente no lo soportan.
Efectivamente , si la persona no soporta la carga del trabajos por causa de los efectos secundarios de los tratamientos , puede perder su subsidio de persona adulta impedida (AAH*) y por lo tanto estar relegada al RMI * , lo que significaría consecuencias dramáticas para la buena continuidad de sus tratamientos.
Recordemos que 25% de los seropositivos se benefician del AAH. El monto de una ayuda que no puede acumular con un empleo: 621 euros mensuales.
Menos que el límite de pobreza…
Acaso no se podría pensar en un aumento del AAH y colocarlo a la paridad del SMIC** para garantizar un mínimo a personas que no han deseado estar enfermas , ¿cómo usted bien lo sabe?
O , más bien tratar de garantizar la reversibilidad del AAH. Hoy en día , Sr. Presidente , sé que usted estará de acuerdo conmigo para decir que tenemos que olvidar esta lógica según la cual un trabajo , para un seropositivo no sería una suerte , sino un riesgo.
Por otro lado , usted ha declarado que deseaba una Francia de propietarios. Este es un sueño alcanzable para los seronegativos , un sueño siempre inasequible para los seropositivos.
Efectivamente , el acceso a un seguro y por lo tanto a algunos préstamos para personas alcanzadas por el virus depende de un sistema convencional. Es cierto que fue considerablemente mejorado luego de la firma de la convención AREAS. No obstante , y como lo admitió recientemente su ministro de salud , mucho queda por definir para facilitar las condiciones que permitan conseguir un préstamo. ¡Muchísimo!
Permítame también esta observación: 12% de las personas seropositivas no tienen vivienda personal.
Esta ultima "llorantina" , si Ud me lo permite , Sr. Presidente:
Recientemente , yo deseaba viajar a los Estados Unidos ya que , igual que Ud , quiero mucho a este país. Desgraciadamente me lo prohibieron. Ya estoy impedido de por vida. No vaya a creer que yo haya cometido algún crimen o algún fraude por los cuales esta pena a perpetuidad me serí infligida. ¡No! Verdaderamente esta pena es totalmente injusta: soy seropositivo y porque estoy enfermo , no tengo el derecho de colocar un píe en el territorio de los Estados-Unidos!!! Y eso vale para 33.000.000 de seres humanos. ¡Hasta podría llegar a lamentar que nuestros antepasados hayan decidido obsequiar la Estatua de la Libertad a los Estados-Unidos! Es cierto , yo podría escoger otro destino pero , para 12 países más en el mundo , me es igualmente prohibida toda estadía a causa de mi seropositividad.
Globalmente dentro de la mitad de los países miembros de la ONU , no tengo derecho de instalarme o de quedarme más de tres meses. Señor Presidente , hasta si Francia no está involucrada en esta escandalosa restricción , yo sé que su sentido de la justicia tiene que rebelarse por una medida totalmente intolerable y que Ud. tendrá a bien intervenir al más alto nivel internacional para denunciarla.
Así es , Sr. Presidente. Ser seropositivo es duro y no me puedo impedir pensar que demasiado a menudo eso se olvida. Ser seropositivo , es llevar una enfermedad de la que uno sabe que se va a morir , es llevar un virus que discrimina y precariza. Es sentirse más culpable que enfermo. Es por esto que me permito dirigirme a Ud , señor Presidente , porque conozco su voluntad de hacer mover las cosas.
Permítame una última observación: Si usted ha leído esta carta con atención como lo deseo , eso le ha tomado 5 minutos de su tiempo. Durante este tiempo , 20 personas murieron a causa del SIDA en el mundo…
Permítame , señor Presidente de la República , reiterarle mi más respetuosa consideración.
Jean-Luc Romero
Presidente "Elegidos Locales Contra el SIDA".
Francia
*Regimenes especiales que otorga la Seguridad Social francesa.
**Remuneración mínima que otorga la Seguridad Social francesa al que no posee empleo
Brief an Nicolas Sarkozy , Präsident von allen Franzosen ( Hiv Positiven eingeschlossen)
Herr Präsident der Republik ,
Ich glaube zu wissen , dass Ihnen der briefliche Stil gefällt. Erlauben Sie mir also , diesen Brief an Sie zu richten , Herr Präsident , Präsident aller Franzosen , Hiv Positiven eingeschlossen. Heute habe ich das Gefühl , dass wir in Vergessenheit geraten. Dennoch ist es der Welttag für den Kampf gegen Aids. Tag der Mobilisierung , Tag der Forderungen. Tag des Kampfes. Tag des Zornes .Aber auch Tag der Traurigkeit. Was kann man sonst für ein Gefühl haben , wenn man an die 5700 Leben denkt , die heute von Aids weggerissen werden?
Ich möchte nicht , dass Sie mich für jemanden halten , der frech herummekkert. Es ist die Saison der Anfechtungen-aber ich habe auch Forderungen , die ich machen möchte. Ich kann nicht streiken , um gehört zu werden. Womit sollte ich denn streiken? Mit der Behandlung?
Das wäre Selbstmord. Ich , der ich seit 20 Jahren hiv positiv bin , erinnere immer wieder daran , dass Aids eine beharrlich tödliche Krankheit ist.
Also schreibe ich Ihnen. Ich schreibe Ihnen , um Ihnen zu sagen , dass mein Leben nicht rosig ist , dass das Leben eines hiv Kranken mehr einem Überleben gleicht. Ich höre um mich herum , dass Aids inzwischen eine chronische Krankheit geworden ist , dass man sogar wieder genesen kann ! Lügen.Tödliche Lügen.Zu viele meiner Freunde sind gegangen , als dass ich solche Behauptungen ertragen kann , solchen Unsinn hören muss. Also werde ich doch meckern , was eine typisch französische Eigenschaft ist.
Sie haben sich diesen Spruch zu eigen gemacht : “Mehr arbeiten , um mehr zu verdienen “Welche auch die politische Einstellung sein mag , die man vertritt , ist diese Lösung die richtige , da die Kaufkraft eine Priorität ist. Dennoch , für einen Menschen , der vom hiv Virus betroffen ist , ist es ein Problem , die Stelle zu behalten : Wie soll man mit der Müdigkeit umgehen , mit den Nachwirkungen einer Behandlung , die schwer zu ertragen sind ? Die dazu notwendigen Einrichtungen sind eben ungenügend .Darüber hinaus haben 43 % der arbeitsfähigen Bevölkerung keine berufliche Betätigung. Nicht das sie nicht gerne eine hätten , natürlich , aber sie können keine haben. In der Tat , wenn der Mensch die ihm auferlegte berufliche Last durch die Nachwirkungen der Behandlung nicht verträgt , kann er den ihm zugewiesenen „schwerbeschädigten Erwachsenen Ausgleich“ (AAH) verlieren und arbeitslos werden , was eine dramatische Konsequenz auf die Weiterbehandlung hätte. Ich möchte darauf hiweisen , dass 25 % der Hiv Positiven diese Hilfe bekommen , deren Höhe 621 Euros nicht überschreitet und einem Gehalt nicht hinzugefügt werden darf. Weniger als die Armutschwelle… Könnte man sich eine Erhöhung der AAH bis zum Mindestlohn nicht vorstellen? Um jenen Menschen , die ihre Krankheit nicht ausgesucht haben ein Minimum zu gewährleisten? Oder sollte man die Überweisung der AAH nicht sichern? Heute weiss ich , dass Sie mit mir einverstanden werden , Herr Präsident , um zu sagen , dass man aus der Logik herauskommen muss , die behauptet , es sei mehr Risiko als Glück für einen HIV positiven Menschen mit der Arbeit wieder anzufangen.
Im Übrigen haben Sie erklärt , dass Sie ein Frankreich mit lauter Wohnungseigentümern haben wollten. Das ist ein Traum , der von hiv negativen Menschen zu verwirklichen ist aber , immernoch für hiv positive unerreichbar ist. In der Tat hängt der Zugang zur Versicherung und dann zu Bankkrediten für hiv positive von einem konventionnellen System ab. Es ist durch die Unterschrift der AREAS Abkommen erheblich besser geworden. Dennoch wie Ihre Gesundheitsministerin unlängst sagte :der Weg ist noch sehr weit , um die Bedingungen leichter für ein Darlehen zu machen , noch sehr , sehr weit.
Erlauben Sie mir auch folgendes zu bemerken:12% der hiv positiven haben keine eigene Bleibe.
Letzte kleine Meckerei , wenn Sie mir gestatten , Herr Präsident. Ich wollte vor kurzem in die Vereinigten Staaten fliegen , denn genauso wie Sie , Herr Präsident , bin ich dort sehr , sehr gern. Aber leider darf ich nicht mehr hin , da bin ich lebenslänglich unerwünscht. Glauben Sie bitte nicht , dass ich irgendwelche Verbrechen oder Untaten begangen habe , die diese lebenslängliche Strafe rechtfertigen würden. Nein! Diese Strafe ist eigentlich völlig ungerecht :ich bin hivpositiv und weil ich krank bin , darf ich keinen Fuss mehr auf das Territorium der Vereinigten Staaten setzen , ebenso wenig wie 33 Millionen andere Menschen in der Welt. Ich würde fast in einen primitiven Antiamerkanismus verfallen und bedauern , dass unsere Vorfahren die Statue der Freiheit den Vereinigten Staaten geschenkt haben! Ja es stimmt schon , ich könnte mir ein anderes Ziel suchen , aber es gibt 12 andere Länder in der Welt , die ich nicht betreten darf , weil ich hiv positiv bin. Insgesamt ist es die Hälfte der Staaten , die bei der UNO Mitglieder sind , die mir nicht erlauben , mich dort niederzulassen oder länger als 3 Monate zu bleiben. Herr Präsident , selbst wenn Frankreich –ganz zu ihrer Ehre- nicht von dieser skandalösen Einschränkungen betroffen ist , weiss ich , dass ihr Sinn für Gerechtigkeit nur von einer solchen unerträglichen Massnahme betroffen wird , und auch dass Sie es zu Herzen nehmen werden auf internationaler Ebene dagegen zu protestieren.
Das wäre es , Herr Präsident. Es ist hart , hivpositiv zu sein und manchmal habe ich das Gefühl , dass niemand mehr daran denkt. Hiv positiv zu sein bedeutet , unter einer tödlichen Krankheit zu leiden. Einen Virus zu haben , der Diskriminierung und Verarmung mit sich bringt. Es bedeutet , sich eher schuldig als krank zu fühlen. Deswegen spreche ich Sie an , Herr Präsident. Weil ich ihren Willen kenne , Dinge in Bewegung zu setzen
Ach ja! Noch etwas! Wenn sie diesen Brief aufmerksam gelesen haben , was ich mir stark wünsche , haben Sie 5 Minuten ihrer Zeit dazu gebraucht. Währenddessen sind 20 Menschen in der Welt an Aids gestorben.
Bitte Glauben Sie , Herr Präsident , an den Ausdruck meiner respektvollen Hochachtung
Jean- Luc Romero
Vorsitzender von „Elus locaux contre le Sida“
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